Mini-Sommet des pays du Sud, 11 septembre 2016

Les pays de l’Union européenne qui appartiennent à l’espace méditerranéen se sont réunis à Athènes pour en appeler à l’unité de l’Europe.

I-Déclaration du Président de la République à son arrivée

LE PRESIDENT : Aujourd’hui nous sommes réunis à Athènes, avec les pays de l’Union européenne qui appartiennent à l’espace méditerranéen. Non pas pour faire une fraction mais au contraire pour en appeler à l’unité de l’Europe.

L’Europe, c’est ce qui fait son sens, comporte des pays qui sont à l’est, au nord et au sud. Ils doivent tous être conscients des enjeux. L’enjeu c’est la protection de nos frontières. Aujourd’hui ce sont les pays du Sud qui en assurent la garantie et qui doivent être donc aidés, renforcés pour justement permettre qu’il puisse y avoir le droit d’asile, mais qu’il puisse y avoir aussi un contrôle efficace de l’immigration, et l’application des accords qui ont été passés notamment avec la Turquie.

Nous sommes réunis aussi parce que les pays d’Europe du Sud sont des pays qui connaissent des situations économiques qui méritent que l’on mette la croissance au coeur des priorités. Je pense à l’Espagne, à l’Italie, à la Grèce mais aussi à la France où nous avons toujours fait prévaloir la priorité de la croissance même si nous respectons un certain nombre de disciplines qui valent pour l’ensemble de l’Europe.

Enfin il y a une troisième dimension. Les pays de l’Europe du Sud sont des pays méditerranéens qui ont conscience que nous devons régler les questions d’immigration en aidant considérablement les pays africains. Je ferai entendre notamment cette voix ici, parce qu’il y a des fonds qui ont été mobilisés, il y a des engagements qui ont été pris, y compris lors de la COP21, et nous devons soutenir le développement de l’Afrique et éviter que les pays qui sont les plus pauvres puissent soutenir des courants migratoires qui seraient au détriment de l’intérêt commun.

Enfin, il y a la question de la lutte contre le terrorisme. Nous savons que non loin d’ici, au Moyen-Orient ou en Afrique, il y a des groupes qui se sont installés - je pense à la Libye, je pense à la Syrie, je pense à l’Irak, mais je pense aussi à l’Afrique de l’Ouest. Ces groupes terroristes qui se sont installés exigent qu’on les combatte et que l’on puisse ensemble nous coordonner pour lutter contre les réseaux qui peuvent à un moment frapper nos pays, et je pense notamment à ce qui s’est produit en France.

Voilà le sens de cette réunion : protéger nos frontières, favoriser la croissance, lutter contre l’immigration mais en même temps faire des politiques de développement, et agir ensemble contre le terrorisme.

Monsieur le Président beaucoup de bonbonnes de gaz ont été retrouvées en France ces dernières heures, quelle est votre réaction là-dessus ?

LE PRESIDENT : Nous avions des informations qui nous ont mis en alerte et conduit à des arrestations, celles qui ont eu lieu hier. Un attentat a été déjoué. Le ministre de l’Intérieur a donné un certain nombre de faits qui étaient incontestables. La justice est saisie, le Procureur de la République fera des déclarations cet après-midi. En tant que Président de la République je veux saluer, féliciter les services de renseignement.

Bien sûr qu’il y a des attentats qui ont eu lieu dans notre pays et qui ont frappé durement, mais il y aussi toute une action silencieuse, efficace, par tous les services de renseignements, par nos policiers, par nos gendarmes, par nos militaires qui font aussi preuve d’une très grande vigilance.

Je veux dire aux Français que nous pouvons agir dans le cadre du droit actuel, compte tenu des moyens que nous avons mobilisés, compte tenu des lois que nous avons pu faire voter, et qui donne à nos services la possibilité justement d’empêcher un certain nombre d’actes.

La vigilance doit être renforcée autant qu’il est nécessaire, cela fait partie bien sûr de l’engagement de l ’Etat, mais de l’engagement de toute la société, parce qu’il faut avoir cette mobilisation, cette conscience et cette vigilance.

Aujourd’hui - sans que nous puissions baisser la garde à aucun moment - il y a là un groupe qui a été annihilé. Mais il y en a d’autres et nous devons à chaque fois pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard. Et c’est ce que nous faisons.

Ce groupe a été annihilé quelques minutes à peine avant d’agir visiblement ou quelques heures à peine ?

LE PRESIDENT  : Là encore toutes les précisions seront données par la justice dans le cadre de l’enquête, mais les informations dont nous pouvions disposer grâce à nos services de renseignement nous ont permis d’agir avant qu’il ne soit trop tard. C’est là qu’il y a cette efficacité que je veux reconnaitre à la fois pour le renseignement et pour l’action. Je veux saluer aussi le courage des policiers qui sont intervenus et aussi de tous ceux qui, dans cette ville, savaient qu’il pouvait y avoir un risque et qui ont pris toute leur responsabilité.

Est-ce que ça vous inquiète que ce soit des femmes aujourd’hui qui soient arrêtées justement pour radicalisation et qui allaient commettre des attentats ?

LE PRESIDENT  : La radicalisation frappe essentiellement des jeunes, c’est pourquoi nous devons mettre en place autant de moyens que nécessaire pour lutter contre cette radicalisation par Internet ou par un certain nombre de réseaux qui détournent de jeunes hommes ou de jeunes femmes et qui les enrôlent et qui peuvent les amener à commettre des actes effroyables. Donc, une partie de notre jeunesse est directement ciblée. C’est une infime minorité, mais il y en a suffisamment aujourd’hui par Internet.

Nous allons lutter contre cette radicalisation, et faire en sorte que les opérateurs soient mis devant leurs responsabilités, parce que c’est vrai que ce sont de très jeunes personnes qui sont en cause, mais qui sont entraînées par d’autres, qui peuvent être plus âgées, ou qui sont à l’extérieur.

C’est pourquoi je ne dissocie pas l’action que nous menons à l’extérieur, en Syrie notamment, en Irak, de ce qui se produit à l’intérieur. Il y a une cohérence dans la lutte que nous menons contre le terrorisme. En même temps nous devons agir au plan européen, et si je suis ici, à Athènes, c’est bien aussi pour qu’il y ait cette action coordonnée, aussi bien pour protéger nos frontières que pour partager nos renseignements et nos informations.

Je serai à Bratislava dans quelques jours ; il y aura la réunion des 27. Et je dirai très clairement que nous devons faire en sorte que l’Europe puisse donner davantage encore de garanties, mène une politique de protection de ses frontières, de lutte contre le terrorisme, de coordination des services de renseignements et d’Europe de la Défense qui puisse s’organiser pour lutter contre le terrorisme et pour assurer la sécurité des Européens.

L’impulsion, que je veux donner - et j’ai suffisamment eu de réunions avec la chancelière Angela MERKEL, comme avec d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, comme ici aujourd’hui avec Alexis TSIPRAS ou Matteo RENZI, et d’autres - pour que l’Europe puisse avoir la confiance des Européens, c’est qu’elle garantisse la sécurité, qu’elle protège ses frontières, qu’elle organise sa défense et qu’elle donne plus de prospérité, plus de croissance, et une plus grande espérance pour les jeunes dans la perspective qui est la leur : pouvoir circuler en Europe, de vivre en Europe et de pouvoir y avoir un emploi..

Y aura-t-il de nouvelles mesures de sécurité face à cette nouvelle forme d’attentat, possiblement des voitures piégées ?

LE PRESIDENT  : Au moment du sommet de Bratislava, ce qui sera surtout en cause, c’est de lutter contre la radicalisation par Internet, et notamment d’éviter qu’il y ait des opérateurs qui puissent, au nom de la protection de la vie privée - que je peux comprendre, qui est nécessaire- , nous empêcher d’avoir connaissance du chiffrement que les terroristes peuvent utiliser pour enrôler et endoctriner, ou manipuler un certain nombre de jeunes, pour commettre des actes.

II-Déclaration conjointe à la presse

Mesdames, messieurs, je voudrais d’abord remercier Alexis TSIPRAS pour l’invitation qu’il nous a lancée, nous les pays du Sud de l’Europe, les pays de la Méditerranée ; des pays qui sont différents quant à leur taille ou quant à la sensibilité politique de ceux qui les gouvernent.

Nous sommes tous animés de deux convictions fortes.

La première est que dans le contexte que connait l’Europe nous avons besoin d’unité et de cohésion pour répondre aux attentes des peuples et pour donner espoir dans l’Europe.

La seconde conviction est que les pays de la Méditerranée peuvent contribuer aussi à lancer avec des pays d’Afrique ou du Moyen Orient une coopération, un dialogue, une action qui seront utiles à l’Europe, et pour sa stabilité, pour sa sécurité et pour son économie.

C’est en ce sens que les pays de l’Europe du Sud ont eu à affronter ces derniers mois un certain nombre de difficultés au nom de l’Europe et notamment sur la question migratoire et celle des refugiés.

Nous avons donc voulu qu’à Bratislava, nous puissions apporter notre propre réflexion et nos propres conclusions sur ce que doivent être les impulsions que nous devons donner à l’Europe pour la sécurité, notamment la protection de nos frontières, le contrôle de l’immigration qui ne peut pas empêcher aussi l’affirmation du droit d’asile ; pour que nous puissions faire avancer l’Europe de la Défense parce que l’Europe doit pouvoir assurer par elle-même les conditions de sa sécurité ; que nous puissions lancer autant qu’il est possible des politiques de croissance à travers notamment l’amplification du plan JUNCKER et des programmes pour les jeunes et que nous puissions également envoyer un message. Un message de culture, un message aussi de compréhension à l’égard des souffrances que peuvent rencontrer des peuples qui nous sont proches et notamment en Afrique et donc de la nécessité d’un grand plan de développement tel que nous l’avions d’ailleurs esquissé à Malte. A la Valette, nous avions fixé des objectifs et des programmes financiers, et nous avons à cœur de les réaliser.

Voilà pourquoi il était important dans ce moment si décisif après le Brexit, alors même que les populistes et les extrémistes espèrent que l’Europe va se disloquer, que nous puissions envoyer un message d’unité, de cohésion et apporter la contribution de l’Europe du Sud à l’Union européenne. Merci.

III-Déclaration adoptée à l’issue du Sommet

Nous, Chefs d’Etat et de gouvernement de la République de Chypre, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de Malte, du Portugal et d’Espagne, nous sommes réunis à Athènes afin de renforcer notre coopération et de contribuer au dialogue sur l’avenir de l’UE.

Nous exprimons notre profond attachement à l’unité européenne et notre ferme conviction qu’en agissant ensemble, nos pays sont plus forts et les citoyens européens mieux à même d’être maîtres de leur destin.

Nous respectons le souhait du peuple britannique exprimé dans le récent référendum. La notification par le Royaume-Uni de sa décision de sortir de l’UE devrait être faite dès que possible. A l’avenir, nous espérons que le Royaume-Uni sera un partenaire proche de l’UE.

Nous sommes convaincus que l’Union européenne a besoin d’une nouvelle impulsion afin de relever les défis communs auxquels sont confrontés les Etats membres, en défendant ses valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit, comme de tolérance et de solidarité.

Cette vision pour l’Europe doit s’appuyer sur des mesures concrètes qui contribueront à la sécurité des citoyens européens et amélioreront leur vie, consolideront le rôle mondial et régional de celle-ci, amélioreront le fonctionnement des institutions européennes et assureront leur responsabilité démocratique. La culture et l’éducation devraient être au coeur des actions de l’Europe, dans ce cadre.

Nous sommes également fermement convaincus qu’il est dans l’intérêt de l’Europe dans son ensemble que notre projet européen commun soit fondé sur une vision de la Méditerranée en tant que région de paix, de stabilité et de prospérité.

Nous estimons que le sommet informel de Bratislava le 16 septembre doit jeter les bases politiques de cette nouvelle vision et définir les grandes priorités pour l’avenir ainsi qu’un programme d’action avec des mesures concrètes à adopter.

Dans ce cadre, nos pays, membres de l’espace Schengen et de la zone euro, proposent les priorités et mesures suivantes :

1. Garantir la sécurité intérieure et extérieure de l’Europe

L’UE doit renforcer sa capacité à garantir la sécurité de ses citoyens et de son territoire, se montrer à la hauteur de la responsabilité qui est la sienne de répondre aux crises et agir en faveur de la paix et de la stabilité dans sa région et dans le monde, en soutien de la Politique de sécurité et de défense commune et dans le respect avec la Charte des Nations-Unies. A cette fin, nous devons renforcer notre coopération et nos moyens communs en matière de sécurité et de défense, dans un esprit de solidarité.

Le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ainsi que l’inviolabilité des frontières doivent rester des principes fondamentaux pour l’UE.

A cet égard, nous appuyons le processus de négociations en cours en vue d’un règlement juste, viable et global de la question chypriote, sans garanties, sur la base des décisions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies et du statut de Chypre en tant qu’Etat membre de l’UE.

En particulier, l’UE devrait :

- assurer la protection de ses frontières extérieures grâce à des contrôles systématiques et aux équipements et technologies nécessaires, à l’interconnexion des bases de données pertinentes et à la mise en place effective d’un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes d’ici à la fin de l’année ;

- renforcer résolument sa coopération dans la lutte contre le terrorisme, en fournissant les outils nécessaires, plus spécialement en matière de police et de justice, et en développant des coopérations pour lutter contre le phénomène de radicalisation, y compris à travers la promotion d’initiatives concrètes permettant les investissements dans la régénération, l’aménagement et des politiques adéquates pour les périphéries des villes européennes. L’échange de renseignements doit être amélioré, notamment en créant une plateforme dédiée pour l’échange en temps réel et multilatéral. Nous renforcerons également la coopération avec les partenaires méditerranéens ;

- redynamiser sa politique étrangère et de sécurité commune en ligne avec la stratégie globale pour l’orientation stratégique et multiplier les initiatives diplomatiques pour la résolution des conflits et la gestion des crises, en prenant en compte également le retour d’expérience ;

- renforcer les capacités militaires et l’industrie de la défense européennes afin de parvenir à l’autonomie stratégique, notamment grâce à un programme européen de recherche et un fonds pour la sécurité et la défense ; mettre progressivement en place une capacité européenne de planification et de conduite pour les missions et opérations européennes dans le cadre de la PSDC. Il convient d’exploiter pleinement le potentiel du Traité de Lisbonne.

2. Renforcer la coopération en Méditerranée et avec les pays africains

Nos partenariats avec les pays méditerranéens et africains sont indispensables à notre sécurité, notre stabilité et notre prospérité communes.

L’UE devrait :

- accroître toutes ses coopération et ses financements en vue d’appuyer les efforts de nos partenaires pour assurer leur propre sécurité, lutter contre l’immigration irrégulière et promouvoir leur développement économique ;

- en particulier, renforcer la dimension extérieure de la politique migratoire de l’UE et l’intégrer à l’action extérieure et de développement menée par l’UE. Sur cette base, et compte tenu du Plan d’action de La Valette et d’autres dispositifs existants, les efforts visant à mettre en oeuvre le cadre de partenariat sur les migrations et à conclure des pactes avec les pays d’origine et de transit doivent être renforcés et bénéficier d’un financement suffisant.

- renforcer l’action diplomatique en vue de régler les crises et de contribuer à la paix et la stabilité dans son voisinage.

3. Promouvoir la croissance et l’investissement en Europe

L’Europe doit tenir sa promesse de prospérité et de justice sociale. Il nous faut davantage de croissance et d’investissements pour surmonter la crise économique, créer des emplois, protéger notre modèle social et préparer l’avenir de nos économies. Nous sommes résolus à préserver l’acquis social européen et à promouvoir la cohésion sociale et la convergence.

Nous réaffirmons notre engagement en faveur du processus d’intégration européenne et du développement durable de l’Europe sur la base d’une croissance économique équilibrée, de la

stabilité des prix et d’une économie sociale de marché hautement compétitive, visant à assurer le plein emploi et le progrès social.

En particulier, l’UE devrait :

- encourager l’investissement en doublant la capacité de financement du Fonds européen pour les investissements stratégiques (« Plan Juncker »), en mettant l’accent sur des priorités essentielles telles que l’économie numérique, des projets à faible intensité de carbone en matière d’énergie et de transports, les infrastructures ainsi que la recherche et la formation.

La question des blocages, lorsqu’ils existent, devra être réglée afin de promouvoir l’investissement et de favoriser la croissance économique pour tous les citoyens.

Ces mesures devraient être complétées par des politiques européennes soutenant les financements et les investissements, notamment l’achèvement de l’Union bancaire et des incitations à l’investissement au niveau national, de même que des politiques et règlements concernant le marché unique numérique, l’Union de l’énergie et une stratégie industrielle.

- promouvoir l’emploi et améliorer les conditions de vie et de travail. A cette fin, nous devons poursuivre résolument les réformes structurelles orientées vers la croissance afin de renforcer la compétitivité européenne ;

Par ailleurs, les projets d’investissement dans les pays ayant les taux de chômage les plus élevés et les projets transfrontaliers représentant un intérêt commun européen et favorisant l’innovation et l’intégration du marché devraient être promus.

- renforcer encore les actions de lutte contre l’évasion fiscale, la planification fiscale agressive ainsi que le dumping fiscal ;

- lutter contre le dumping social en s’attaquant aux questions liées à la fraude, aux abus et au détournement des règles

De nouvelles mesures doivent être prises pour améliorer la croissance, la convergence et la stabilité dans la zone euro.

Le processus de ratification de l’Accord de Paris dans le cadre de la COP 21 par l’UE et ses Etats membres doit être accéléré afin qu’ils puissent devenir parties à cet accord dès son entrée en vigueur.

4. Renforcer les programmes destinés à la jeunesse

Nous avons besoin d’initiatives plus ambitieuses au niveau européen afin de faciliter la mobilité ainsi que l’accès des jeunes à la formation et à l’emploi. L’Europe devrait notamment étendre et amplifier l’Initiative pour l’emploi des jeunes et élargir le programme Erasmus.

5. Répondre au défi des migrations

La protection efficace des frontières extérieures de l’UE et la gestion ordonnée de la politique en matière d’asile et de migrations constituent des défis majeurs pour l’avenir de l’Europe. Le racisme et la xénophobie ne peuvent pas être tolérés.

Une politique globale en matière de migratoire devrait prévoir les mesures suivantes :

- rendre le dispositif d’asile européen plus efficace et plus convergent, en révisant le système de Dublin sur la base des principes de responsabilité et de solidarité, en particulier vis-à-vis des Etats situés en première ligne ;

- redoubler les efforts pour détacher des personnels auprès de FRONTEX et d’EASO ainsi que pour appuyer les régimes d’asile des Etats situés en première ligne ; mettre en oeuvre les conclusions du Conseil européen relatives à la nécessité d’accélérer les relocalisations ; de continue la mise en oeuvre de l’accord UE-Turquie afin de continuer à prévenir des pertes humaines tragiques et les flux migratoires en Mer Egée ;

- développer notre politique migratoire en luttant contre les migrations irrégulières, en mettant en place des dispositifs solides de réadmission et de retour, en progressant vers des possibilités de migration et de mobilité légales et en s’attaquant aux causes profondes des migrations illicites.

Nous soutenons la stabilité à la tête de toutes les Institutions européennes.

Nous sommes convenus de poursuivre nos échanges sur les priorités pour l’avenir de l’Europe et sur la coopération en Méditerranée.

Le 2ème Sommet des pays méditerranéens se tiendra au Portugal.

Dernière modification : 30/09/2016

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