Eurogroupe extraordinaire sur la Grèce (Bruxelles, 27 juin 2015)

Les ministres des finances de la zone euro se sont retrouvés à Bruxelles, après le sommet de la zone euro du 22 juin, pour une nouvelle réunion exceptionnelle de l’Eurogroupe sur la Grèce. Le ministre des finances et des comptes publics, M. Michel Sapin, participait à la rencontre.

Déclarations à la presse de Michel Sapin à l’issue de l’Eurogroupe (Bruxelles, 27 juin 2015)

Conférence de presse de Michel Sapin - PNG

"Je vais vous dire quelques mots sur cet après-midi, qui était un après-midi un peu particulier parce que la surprise a été pour beaucoup d’entre nous très importante lorsque le gouvernement grec a annoncé hier soir tard, en commençant d’ailleurs en prévenant le président Hollande et Mme la Chancelière Merkel, qu’il avait donc décidé de soumettre à un référendum le débat actuel.

La France a depuis le début, je n’ose pas dire depuis le 1er jour, mais depuis la 1ère semaine, dit combien elle était attachée à ce que à la suite de l’élection d’une nouvelle majorité en Grèce, dans le contexte social, économique et politique de la Grèce, le dialogue puisse s’instaurer entre les autorités grecques légitimes et l’ensemble des institutions des autres pays de la zone euro, pour trouver la meilleure solution possible, et depuis le début, j’ai dit, je crois que ceci a été repris et cité encore tout récemment par M. Varoufakis, qu’il fallait respecter à la fois la démocratie en Grèce, qu’une alternance était intervenue, que personne ne pouvait faire comme si c’était le gouvernement précédent qui était encore là et que tout changement de majorité devait forcément être pris en compte par les autorités et les autres pays au sein de la zone euro. C’est vrai pour la Grèce comme c’est vrai pour n’importe quel autre pays de la zone euro, sinon la démocratie ne sert à rien.

J’ai dit depuis le début aussi, tout particulièrement aux autorités grecques, au ministre des finances, aux autres que j’ai pu rencontrer, qu’il fallait également que la Grèce respecte les principes du bon fonctionnement de la zone euro et respecte les engagements qui sont les siens. Une négociation s’est ouverte, trop lentement, trop tardivement, puisqu’au fond il a fallu attendre les toutes dernières semaines, je n’ose pas dire les tous derniers jours pour que cette négociation puisse porter sur le cœur des sujets et sur les éléments suffisamment précis de ces sujets.

Mais cette négociation était ouverte. Cette négociation a considérablement progressée à partir du moment où la France a été entendue. C’est-à-dire à partir du moment où nous avons recherché ensemble un accord global pour que ce soit un accord durable. Et un accord global ce n’était pas simplement le jugement porté par les institutions sur la situation, et sur le programme en cours, et sur les décisions que pouvaient prendre la Grèce du point de vue des institutions. Un accord global c’était aussi que soit sur la table la question dite du financement : comment permettre à la Grèce de traverser cette période difficile, non pas simplement les jours ou les semaines, mais les mois qui sont devant nous. C’était la question de l’investissement, du soutien à l’investissement en Grèce et des propositions précises ont été faites par M. Juncker dans ce domaine-là, et c’était aussi parce que depuis le début nous disons que ce n’est pas une question taboue, la question de la soutenabilité de la dette dont chacun sait qu’elle est incroyablement forte, importante pour l’économie grecque.

Ces sujets étaient sur la table. Le gouvernement grec n’a pas souhaité que la négociation continue. Bien que tous ces éléments fussent sur la table et que ces éléments pouvaient être pris en compte dans une négociation, doivent être pris en compte dans une négociation.

A partir de là quelle est la position de la France ?

La 1ère chose, c’est le respect, là encore de la démocratie. Il est légitime pour tout gouvernement, pour tout Parlement de faire appel, s’il le souhaite, par référendum, au vote de son peuple. Et nous devons donc respecter cette procédure alors qu’elle est décidée de manière constitutionnelle par les autorités légitimes grecques.

La 2ème chose, et je le dis avec force, c’est que la France est aujourd’hui disponible pour que, à tout moment, le dialogue puisse reprendre sur les bases que nous avons voulues, celles qui permettent de trouver un accord global pour permettre à la Grèce de ne pas interrompre de manière inachevée un accord, en grec on appelle cela une symphonie, un accord qui était en cours d’écriture. C’est ça l’intérêt de la Grèce, comme c’est l’intérêt de la zone euro. La France est donc disponible aujourd’hui, demain, après-demain, comme elle l’a été depuis le début pour continuer à être un élément de trait d’union qui permette de trouver un accord qui débouche sur une solution qui soit une solution solide, une solution sereine pour la Grèce.

Dernière chose, la Grèce est aujourd’hui membre de la zone euro. La monnaie de la Grèce, c’est l’euro. La Grèce reste dans l’euro. La Grèce, son destin, c’est de rester dans l’euro et aucun pays et surtout pas la France, ne souhaite la sortie de la Grèce de l’euro. Seules des décisions, des votes, des choix sont toujours possibles démocratiquement de la part de la Grèce, pourraient faire qu’il en soit autrement. Mais il est dans l’esprit d’aucun d’entre nous, et surtout pas de la France, de voir sortir la Grèce de la zone euro.

Je voudrais dire aussi ici avec force, car ce qui s’est passé aujourd’hui ce n’est pas la sortie de la Grèce de la zone euro, c’est la suite d’un débat dans des conditions que nous n’avons pas souhaitées, que le gouvernement grec a souhaité, il est légitime pour le souhaiter, la suite d’un débat au travers des jours qui viennent, à travers éventuellement un référendum dont je souhaite qu’il soit clair, que les questions posées soient claires.

Quand j’ai interrogé M. Varoufakis pour lui demander sur quoi va porter la question, j’ai dit : "est ce que cela porte uniquement sur ce que l’on appelle les propositions des institutions" ? Il m’a dit "non, je prends en compte l’ensemble, je prends en compte tout ce qui était sur la table, je prends en compte les propositions des institutions, je prends en compte les propositions en termes de financement et les propositions en termes de soutenabilité de la dette". Et c’est l’ensemble de ce paquet, qui de son point de vue, ne lui paraissait pas suffisant. Je regrette qu’il ait ainsi porté ce jugement. Mais la question doit être claire. Ce n’est pas simplement les institutions, ce n’est pas une question du FMI, ce qui a été mis sur la table en particulier par la France, c’est quelque chose de beaucoup plus large et c’est ce sujet qui est beaucoup plus large qui doit être pris en compte par les électeurs grecs s’ils devaient être au bout du compte consultés, le dimanche 5 juin prochain par référendum.

Vous dites que ça n’est pas la sortie de la Grèce de la zone euro, est-ce qu’elle peut continuer dans cette situation et sans tenir ses engagements ?

La décision de la Grèce pose des problèmes, d’abord à la Grèce, ces problèmes il appartiendra d’abord à la Grèce d’y faire face dans un premier temps : la question de la liquidité, la question de la situation de ses banques. Mais la Grèce est membre de la zone euro, elle bénéficie donc comme tout autre pays des éléments de soutien qui sont ceux qui peuvent exister pour des pays qui traversent une difficulté.

Je vais être clair : il n’y a pas eu de choix aujourd’hui qui aurait été fait que la Grèce ne soit plus membre de la zone euro. Peut-être que ça peut être une conséquence du vote d’un référendum, mais ce n’est pas aujourd’hui, le référendum. Le référendum ce n’est pas demain mais le dimanche d’après. Donc la Grèce est dans la zone euro, elle bénéficie des institutions de la zone euro et c’est dans ce cadre-là qu’elle pourra traverser les difficultés qui sont devant elle dans les jours qui viennent.

Est-ce que vous avez discuté de l’extension du programme grec au-delà du 30 juin ? Est-ce que cela a été envisagé, accepté ou refusé ? Et 2ème chose, est ce que vous avez discuté d’un plan de contingentement d’un éventuel Grexit , notamment, ouverture ou fermeture des banques lundi en cas de bank run ?

Il a été abordé les difficultés éventuelles qui n’ont rien avoir avec un Grexit que pourraient rencontrer les banques. Difficultés en termes de liquidités des banques, on va le dire simplement, qu’il manque des billets dans les distributeurs de billets, ce n’est pas un Grexit, c’est une difficulté d’approvisionnement en liquidités des banques elles-mêmes. Et la liquidité s’opère en euro en l’occurrence.

Donc de tout cela, il a bien sur été parlé, mais y compris avec les autorités grecques c’est normal, cela fait partie des difficultés qui sont devant nous. Quant à la demande d’une extension, pour reprendre le terme un peu technique au-delà de la date d’expiration du mardi, oui, bien sûr que cela a été clairement débattu puisque la Grèce avait souhaité que ce soit étendu. Mais on ne peut pas étendre ainsi un programme si par ailleurs le pays, 1, déclare que ce programme il n’en veut pas, et 2,décide de prononcer ou de faire en sorte que son peuple vote non à un référendum qui porte ce programme. Il y avait là une contradiction réelle ce que chacun a bien compris.

Envisagez-vous un sommet sur la dette grecque puisqu’on se trouve dans cette impasse-là ?}

La France est peut être l’un des premiers pays qui ait dit clairement que la question de la dette devait être accordée dans le cadre d’un accord global. De quelle manière, je n’en sais rien, c’est ce dont il aurait fallu discuter de manière précise, c’est ce dont il n’a pas été discuté suffisamment, y compris par les autorités grecques. Il y avait là une ouverture réelle qui permettait me semble-t-il au gouvernement grec de faire en sorte que l’on progresse sur cette question de la soutenabilité de la dette.

Vous dites qu’aucun pays ne souhaite la sortie de la Grèce de la zone euro, c’est un vœu pieu ou c’est une réalité puisqu’on a l’impression qu’il y a 14 pays qui décident aujourd’hui que la Grèce n’a plus rien à faire dans la zone euro.

C’est une impression qui est totalement fausse, si vous posez la question à chacun des 14 pays en question, je ne sais pas comment vous les trouverez, les 14 en question, ou comment vous ferez la différence par rapport aux 4 autres, 18 autres, je vois bien qui est le 19eme, non les 18 pays hormis la Grèce ont tous dit clairement que la Grèce était dans l’euro, qu’elle devait rester dans l’euro quelles que soient les difficultés du moment et que l’on aurait à rediscuter de tout cela si le référendum devait avoir lieu après les résultats du référendum.

M. le Ministre, vous nous avez dit que les discussions sur la dette avaient démarré trop lentement, en partie, ce sujet est arrivé trop tard sur la table, pourtant les Grecs le réclament depuis très longtemps, est-ce que là ce n’est pas une façon de rejeter une partie de la faute aussi sur certains de vos partenaires, même si vous dites qu’ils veulent que la Grèce reste dans la zone euro ? Est-ce que certains des pays n’ont pas finalement freiné pour peut-être jouer politiquement ?

Tous les sujets ont été abordés trop tardivement, pour une raison simple c’est qu’on ne pouvait pas aborder l’un sans aborder l’autre. Chacun sait bien qu’il ne pouvait y avoir de confiance pour parler de la question de la dette s’il n’y avait pas de confiance pour parler des mesures nécessaires qui étaient indispensables pour que la situation financière, budgétaire de la Grèce soit aujourd’hui rétablie. Il n’y a pas l’un sans l’autre. Et c’est malheureusement parce que nous n’avons pas réussi à nouer ces sujets ensemble, parce qu’ils ont été tous abordés trop tardivement, qu’aujourd’hui nous sommes dans cette difficulté. Mais écoutez, ce n’est pas parce qu’on est dans une difficulté que pour autant on est dans l’impossibilité. Et je le répète : la France est disponible à tout moment pour faire en sorte que dans les heures qui suivent, dans les jours qui suivent, avant le 30, après le 30, nous puissions reprendre un dialogue qui est y compris et avant tout pour la Grèce.

Que faut-il faire pour protéger l’Europe de toutes les conséquences sur les marchés financiers et avez-vous parlé avec le Président Hollande ce soir ?

Que faut-il faire ? La mise en œuvre claire, simple, naturelle des dispositions qui existent aujourd’hui. Là aussi, j’ai toujours dit, je ne vais pas être le seul à le dire, que la situation aujourd’hui n’était absolument pas la même que celle que l’on pouvait connaître il y a quatre ans, car il y a aujourd’hui des mécanismes de stabilité, des fonds que vous connaissez bien les uns et les autres, qui permettent de venir immédiatement s’il le fallait au secours de tel ou tel Etat. Donc la seule chose qu’on ait pu faire, c’est de rappeler la réalité, cette réalité d’aujourd’hui qui fait que les banques européennes ne sont pas du tout en danger comme elles pouvaient l’être il y a quatre ans, au contraire elles sont totalement hors risque grec et les Etats, quels qu’ils soient, sont aujourd’hui beaucoup plus solides et beaucoup plus protégés qu’ils ne l’étaient auparavant. Nous avons simplement rappelé les réalités sans citer telle ou telle situation mais rappelé les réalités. La zone euro est une zone solide, ce n’est pas une raison pour laisser la Grèce ainsi dans la difficulté et c’est encore moins une raison pour laisser la Grèce sortir de l’euro, nous ne le voulons pas.

M. le Ministre, vous avez dit dans votre propos liminaire « si ce référendum est organisé » parce que dans vos discussions avec M. Varoufakis, vous avez eu le sentiment qu’il pourrait ne pas avoir lieu ? Deuxième question, pourquoi est-ce qu’il n’a pas été invité à participer à la deuxième partie de l’Eurogroupe, sachant que les conséquences vont aussi concerner la Grèce ?

Alors sur le premier aspect, je dis "si" parce que je comprends qu’il y a des débats aujourd’hui, même là à l’instant même, au Parlement sur des questions de constitutionnalité ou autre, je n’ai pas à m’insérer dans ces débats, ce sont des débats internes, je comprends que cette hypothèse existe. Mais je me place dans l’hypothèse bien entendu où le référendum a lieu, organisé en l’espace de 7 jours, ce qui est quand même une belle prouesse, pour permettre de sortir d’une situation d’instabilité qui est préjudiciable à la Grèce.

L’autre question, pourquoi il a quitté la première séance à la fin ? C’est son choix tout à fait naturel, il avait dit tout ce qu’il voulait dire, l’Eurogroupe avait pris la décision de ne pas étendre le programme actuel, je crois que M. Varoufakis a considéré avec la délégation qu’il avait épuisé les sujets qu’il voulait voir abordés par l’Eurogroupe.

Donc il n’y aura pas d’accord avant lundi matin, ouverture des marchés ?

Je répète ici que la France est disponible à tout instant pour aider à la reprise du dialogue.

Quand vous dites la France est disponible, est ce qu’on peut imaginer un autre format de négociation dans les heures et les jours qui viennent ? Deuxième question, est-ce que vous avez discuté de la possibilité de prolonger l’aide en liquidités qui est fournie par la BCE au delà du 30 juin ?

Ce qui est de la responsabilité de la BCE est de sa seule responsabilité. Elle est la seule à pouvoir répondre à ces questions. Je peux comprendre que M. Draghi souhaitera non pas ce soir mais peut etre demain, quand il aura réuni son conseil, apporter quelques éléments de précisions sur ces sujets.

Donc un autre format de négociation c’est possible ?

Tout est possible, nous ne sommes pas formalistes. Tout est possible comme format. Prenez tous les formats que vous voulez. A un, deux, trois, dix huit, dix neuf, tout est possible. J’ai compris de ce qu’a dit M. Varoufakis, il a eu la gentillesse de me citer parmi ses amis, qu’il était lui aussi prêt à cela, y compris à éventuellement modifier le positionnement du gouvernement par rapport au référendum. Tant mieux, toutes ces mains tendues sont à prendre. Tous ces dialogues sont à mener. Je pense que la France est la mieux placée pour le faire, parce que depuis le début elle est dans cette situation de dialogue.

M. Dijesselbloem a indiqué que ça n’était pas le moment de convoquer un sommet des chefs d’Etat dans une crise comme ça…

Les chefs d’Etat décideront, je n’ai pas à décider à leur place. Il me semble important de voir la campagne électorale sur ce référendum se dérouler et de connaître le résultat du vote du peuple grec lui-même, c’est aussi un élément important dans l’ensemble du paysage politique.

Ca ne vous épate pas un référendum organisé en 6 jours ?

Je n’ai pas de commentaire à faire sur la capacité de mobilisation de l’administration grecque.

Vous dites que la France est disponible. La France est-elle seule à être disponible ou y a t il d’autres pays ?
La France n’est jamais seule.

Vous avez parlé de surprise. La France a été avertie quand pour le référendum ?
Hier soir. Je crois que ca n’est un secret pour personne, cela a été dit du côté grec. M. Tsipras a eu là aussi l’élégance, compte tenu du rôle qu’avaient joué la Chancelière et le Président dans le dialogue avec les institutions, la délicatesse de prévenir, juste avant qu’il ne l’annonce à la télévision.

Il n’a pas eu la délicatesse de vous en parler le matin ?

Non, je ne suis même pas sûr qu’il l’avait décidé le matin.

Est ce que vous auriez négocié comme l’a fait le ministre néerlandais des finances ?

M. Dijsselbloem a été exceptionnel de bout en bout dans cette affaire. Je le dis comme je le pense. Etant membre par ailleurs d’un gouvernement dont le Premier ministre est particulièrement dur, j’ai trouvé qu’il donnait beaucoup de lui-même pour être dans le dialogue, maintenir le dialogue, faire en sorte de trouver des solutions. Je crois qu’il est le premier très déçu d’une forme de brutalité avec laquelle la Grèce a hier rompu les négociations en annonçant ce référendum.

Concrètement, que va-t-il se passer avant le référendum ?

Si vous connaissez l’avenir, déjà qu’on a du mal à connaître son passé, vous m’en donnez les éléments. Nous nous construisons, et je vois qu’il y a aujourd’hui beaucoup d’inquiétudes en Grèce, il y a beaucoup de questions en Grèce, et dans nos propres pays, dans la zone euro. Nous sommes disponibles pour faire en sorte qu’à ces questions il y ait quelques réponses.

Si la réponse au référendum est non, est ce que ça va être pris par les créditeurs comme un non à la zone euro et à l’Europe ?

C’est pour le peuple grec qu’il faut savoir ce que cela veut dire, pas pour nous. Quel sens cela aura pour le peuple grec, c’est lui qui le dira. Il y a une chose qui est certaine, c’est que le gouvernement grec ne pourra pas revenir avec un « non » en nous disant « donc maintenant on reprend les négociations ». Ca ça n’existe pas. Sinon on ferait cela tous avec notre Parlement. Commencer par votez non, ensuite rediscuter et obtenir plus. Non, ça ne marche pas comme cela.

Après c’est au peuple grec, au débat démocratique grec de savoir quels sont les enjeux. Je ne veux pas le dire à la place des Grecs. Ce serait je trouve outrecuidant et peu respectueux d’une démocratie qui est certes née en Grèce il y a très longtemps mais qui doit continuer à vivre en Grèce.

Vous aviez eu une ouverture sur la dette, mais elle n’a jamais été mise sur la table ?

Si, elle a été mise sur la place et prise en considération d’ailleurs par M. Varoufakis, qui l’a citée d’ailleurs, y compris dans ses tous derniers propos .

Il n’y a pas deux poids deux mesures quand même : les Britanniques font pareil et mettent un référendum sur la table et disent « on va voter non, mais maintenant on négocie » ?

Si les Britanniques avaient l’Euro comme monnaie, je crois que cela se saurait.

Merci à tous"./.

Déclaration des ministres à l’issue de l’Eurogroupe (en anglais)

Dernière modification : 24/02/2016

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