Afghanistan : Soutien de la France et volonté de contribuer à sa stabilité et à son développement

Lors de la Conférence ministérielle des donateurs sur l’Afghanistan qui s’est déroulée à Bruxelles le 5 octobre, la France a fait part de son soutien et de sa volonté de contribuer à la stabilité et au développement du pays.

M. André Vallini, Secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie, a souligné qu’au cours des cinq prochaines années, la France apportera près de 100 millions d’Euros d’aide que la France souhaite focaliser sur des projets concrets dans des secteurs tels que la santé, l’éducation, le développement rural et la sécurité.

Intervention de M. VALLINI, Secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie, lors de la Conférence ministérielle des donateurs sur l’Afghanistan à Bruxelles (5 octobre)

Après avoir remercié l’Union européenne, je souhaite exprimer un regret : aucune traduction en français n’est prévue alors même que le Français est langue officielle de l’UE.

Cette réunion nous offre l’occasion de réaffirmer notre volonté de contribuer à la stabilité et au développement de l’Afghanistan.

La situation sécuritaire en Afghanistan demeure très fragile, avec notamment des combats quotidiens dans plusieurs provinces et des actes terroristes, qui affectent douloureusement les populations civiles.

Face à ces menaces, la première priorité pour l’Afghanistan est d’avoir un gouvernement fort et uni : sans cette unité, il n’est pas de réconciliation inter-afghane qui soit envisageable et cette unité nationale est le préalable indispensable pour traiter efficacement les enjeux sécuritaires, mais aussi économiques et de développement.

La France et l’Union européenne appellent donc l’ensemble des acteurs, et en particulier les puissances régionales, à user de leur influence pour que la fin des combats et la reprise des négociations de paix deviennent réalité.
Pour autant des progrès ont été accomplis.

En effet, un cadre national pour la paix et le développement a été adopté, une feuille de route définissant les politiques publiques prioritaires pour les années à venir a été établie et notre dialogue visant à endiguer les migrations vers l’Europe a donné lieu à la signature d’un accord.

Ces efforts doivent être salués.

Mais je veux rappeler qu’aucun programme ne pourra réussir s’il n’est assorti d’une gouvernance exigeante.

Et je pense bien sûr à la lutte contre la corruption et aux exigences de toute bonne gouvernance, à commencer par la défense des droits de l’Homme.

La construction d’une nouvelle économie afghane passe également par une lutte sans répit contre les réseaux de production et de trafic de drogue, qui doit être renforcée.

La France demeurera très attentive aux progrès sur ces questions.

Nous continuerons donc d’accompagner l’Afghanistan dans son relèvement.
Comme nous l’avons déjà fait en réhabilitant des infrastructures électriques, en ouvrant des centres hospitaliers et médicaux, en formant des cadres civils et militaires, en soutenant des écoles francophones.

Depuis de nombreuses années, nous mettons aussi en œuvre des programmes agricoles visant à atteindre l’objectif d’autosuffisance alimentaire et à réduire la part des terres consacrée à la culture de l’opium et du cannabis. Nous allons continuer. Au total, au cours des 5 prochaines années, la France apportera près de 100 millions d’euros d’aide fléchés sur des projets concrets dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, le développement rural et la sécurité.

La France est un partenaire attentif de l’Afghanistan. Médecins sans Frontières a apporté un soutien médical et humanitaire significatif aux civils durant la guerre de 1979-1989. En 2001, la France a fait partie des pays fondateurs de la Force Internationale d’Assistance et de Sécurité (FIAS) et 89 soldats français l’ont payé de leur vie.

La France restera pleinement engagée aux côtés de l’Afghanistan pour participer à son développement et bâtir une paix durable.

Dernière modification : 13/12/2016

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