Réponse de M. Perben à une question à l’Assemblée nationale - 28 juin 2006

Réponse de M. Dominique Perben, ministre des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer, à une question d’actualité à l’Assemblée nationale, le 28 juin 2006.

La liaison dont vous parlez est très importante. D’abord parce que les relations économiques entre la France et l’Italie passent actuellement, en matière de marchandises, par trois points seulement : le tunnel du Mont Blanc, le Fréjus et Vintimille. Lorsqu’il y a un accident sur l’un de ces trois points, les conséquences économiques sont considérables.

Ensuite parce qu’il n’est pas envisageable de laisser augmenter la circulation des poids lourds dans les vallées alpines. Il est donc nécessaire de trouver des solutions à moyen et long terme. Enfin parce que ce projet fait partie de ce que nous appelons l’Europe des projets. Si nous voulons donner à nos concitoyens une image positive et moderne de l’Europe, c’est grâce à des projets de ce type que nous y parviendrons.

Le gouvernement français a donc fait connaître de façon très claire sa volonté d’avancer sur ce dossier. Il y a eu une saisine conjointe de la France et de l’Italie l’été dernier. Il y a eu ensuite la décision que j’ai prise de fixer le fuseau de la voie ferroviaire d’accès au futur tunnel international. Puis j’ai lancé en mai dernier l’enquête d’utilité publique sur le tunnel international. Enfin les travaux dont vous avez rappelé l’ampleur ont été engagés.

M. Prodi s’est engagé auprès du Premier ministre et nous sommes en concertation avec l’Italie pour coordonner nos demandes. La demande française concernant le tunnel international est de 300 millions d’euros./.

Dernière modification : 30/06/2006

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